INTRODUCTION

Lieux mégalithiques


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TABLE DES MATIERES

Introduction

Hypothèses

Méthodologie

Contexte

Conclusions

Bibliographie

INTRODUCTION

C'est au cours d'un séjour de vacances sur l'île de Minorque (Baléares), en mai-juin 1983, que j'ai vécu mon "Chemin de Damas mégalithique". Cette île, aux dimensions de 50 km sur 20 à 25 km est, à notre connaissance, le plus important "musée" mégalithique au monde. On y rencontre une grande variété de monuments : des taulas = menhirs tabulaires, plusieurs villages mégalithiques ruinés, des talaiots = entassements de pierres sèches en forme de tour pouvant être rapprochés des nouraghes de Sardaigne, salles souterraines hypostyles, dolmens et grottes artificielles.

Entre 1987 et 1992 nous faisons six voyages en Bretagne, à la découverte des menhirs ainsi qu'un deuxième voyage à Minorque.
En 1991 et 1996, nous découvrons les îles de Malte et Gozo.
En 1994, nous parcourons la Corse et ses mégalithes.
Enfin, en 1999, nous visitons les îles écossaises de Orkney, Lewis et Aran au cours d'un périple de près de 2000 km dans le nord et le Nord-Ouest.

Vous trouvez, dans ce site, le résultat détaillé de ces douze années de recherches personnelles.

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HYPOTHESES

1.Les menhirs sont placés sur les lignes importantes du champ magnétique terrestre nord-sud, telles des aiguilles d'acupuncture. (Voir dans "Contexte" le chapitre consacré à la destruction des lieux mégalithiques.)

2.L'orientation des menhirs est donnée par la face que nous avons appelée "taillée", généralement située dans l'axe nord-sud. (Voir "Données d'orientation).

3.Tous les menhirs n'ont pas été dressés à la même époque. Plusieurs millénaires peuvent les séparer.

4.Les.menhirs sont des aiguilles d'acupuncture de la terre. Ils ont sans doute été placés en alignements sur des axes telluriques pour modifier les champs géomagnétiques et, peut-être rendre les champs fertiles et habitables.
Cette hypothèse a paru dans un article du journal "Ouest-France" le 12 octobre 1993.

5.Le phénomène de la précession des équinoxes (voir ce chapitre dans "Contexte") doit être pris en considération pour évaluer la date d'érection du menhir. Il en va du reste de même pour toutes les périodes s'étendant sur des milliers d'années.

METHODOLOGIE

La découverte des sites minorquins, en 1983, déclenche notre désir d'entreprendre des recherches systématiques et descriptives. Mais que décrire ? Selon quel système ? Par-dessus tout nous voulions aborder ce problème par d'autre points de vue, généralement ignorés ou négligés.

Dès 1987, il devient évident que les mégalithes appartenaient à des périodes différentes et avaient des significations différentes. Cela était généralement admis. Quoique...! Même si le menhir coupé de la "Table des Marchands" à Locmariquer (Morbihan) semble le prouver, l'on n'admet généralement pas que les dolmens sont postérieurs aux menhirs. Et nous ne parlons pas des cairns ni des tumulus.

Nous avons été frappés de constater combien la structure des roches différait et conditionnait l'état de conservation des mégalithes. Naturellement les roches disponibles à proximité restent le facteur déterminant principal du choix. Cependant l'on constate souvent qu'une roche de bonne qualité a été utilisée pour différents menhirs parfois distants de plusieurs kilomètres.
Nous avons été amenés assez rapidement à distinguer deux groupes de roches principaux :

  • Les roches dures, granitiques, siliceuses, schistiques ou de grès.
  • Les roches tendres, calcaires ou roches sédimentaires récentes.

Les caractéristiques de ces deux groupes présentent des similitudes homogènes.

Plus nos recherches avançaient plus le sujet devient d'une ampleur écrasante. Nous décidons de limiter les types de mégalithes examinés en fonction des critères suivants en tenant compte du fait que toutes nos recherches sont faites "in situ" et que nous ne sommes, pour l'instant, que deux personnes :

  • Nous avons retenu la liste des monuments suivants

    ==> Menhirs de roche dure,
    ==> Alignements de menhirs de roche dure,
    ==> Statues-menhirs non déplacées,
    ==> Taulas (menhirs tabulaires minorquins),
    ==> Cromlechs ou Rings ou Circles écossais,
    ==> Navetas minorquines,
    ==>Temples mégalithiques de Malte et de Gozo.
    ==>Salles hypostyles minorquines.

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FICHE TYPE DE DESCRIPTION DES MEGALITHES

FICHE-TYPE DE

DESCRIPTION DES MEGALITHES

Année / No

    1. Désignation. Nom du site. Type de monument.
    2. Situation. Pays. Région. Département.
    3. Accès. Cheminement. Points de repère. Distances.
    4. Données d'orientation. Degrés mesurés à la boussole. (voir commentaires)
    5. Mesures. Hauteur, largeur, épaisseur, parfois détails matériels.
    6. Particularités topographiques.
    7. Données radiesthésiques. Mesure au pendule des radiations telluriques de certaines parties des mégalithes, par exemple, les deux faces principales d'un menhir. J'ai obtenu des valeurs "positives" ou "négatives". Comme le procédé a été utilisé pour tous les mégalithes, certaines constantes ont pu être dégagées. (voir commentaires)
    8. Datations radiesthésiques. Mise en place initiale. Réutilisations. (voir commentaires)
    9. Divers. Dans la mesure du possible, nous avons pris les photos avec un double-mètre en référence.
    10. Photos. Les photos sont généralement prises par deux appareils différents.

Date du relevé

EXEMPLE DE DESCRIPTION DES MEGALITHES

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Données d'orientation des faces de menhirs

A. Menhirs

Un menhir est un bloc de pierre, de forme grossièrement rectangulaire à sommet souvent pyramidal. La forme peut aussi être ovoïde (menhir de Kerscaven) ou phallique dressé verticalement. La partie supérieure est également souvent arrondie. Fig. 1,2,3 :

L'examen nous montre que l'une des faces est généralement plane du moins beaucoup plus plane que les autres. Elle semble travaillée, taillée de telle sorte que nous l'avons nommée "face taillée" La face opposée est le plus souvent arrondie, grossièrement équarrie, amincie et arrondie vers le haut. L'épaisseur variant souvent de 1-3 m et la largeur de 0,5 à 7 m. est souvent irrégulière. Les hauteurs peuvent varier de 0,8 m à 12 m. Quelques pierres sont de forme plutôt cylindrique mais souvent avec une face plus aplatie parfois difficile à déterminer.
Vient maintenant le problème de l'orientation de ces pierres dressées. Une seule face se prête à une mesure d'orientation à la boussole, c'est la "face taillée" ou face plane. Deux visées sont possibles en se plaçant dans les deux prolongements de la "face taillée".

B. Alignement de menhirs

Souvent toutes les "faces taillées sont du même côté donc l'orientation de l'alignement est le même que celui des faces taillées. Parfois l'on se trouve devant un double alignement dont les menhirs ont été déplacés ou redressés n'importe comment. Mis à part les alignements de Carnac (pierres calcaires et alignement incurvés) presque tous les alignements de grandes pierres ont été détruits.

C. Statues-menhirs non déplacées

La face sculptée du menhir définit la face référence d'orientation.

D.Taulas (menhirs tabulaires minorquins).

Mégalithe en forme de Tau se trouve généralement au centre d'une enceinte de blocs disposés selon une certaine symétrie, l'entrée faisant face à la taula (voir sous Minorque quelques photos de taulas). Souvent la face taillée de la pierre verticale est orientée n.-s.

E-.Cromlechs ou Rings ou Circles écossais.

Tous les cercles sont orientés soit par des pierres-repaires plus hautes que les autres soit par un ou des alignements doubles formant couloir.

F. Navetas minorquines.

La naveta détermine, par sa position, l'orientation.

G.Temples de Malte et de Gozo.

Ces temples sont constitués par un gigantesque amas de pierres brutes ou taillées pouvant atteindre 7 ou 8 m de hauteur. Par analogie avec le plan basilical il y a une entrée et dans le prolongement l'on trouve une"nef " et au fond un "chœur" ou plutôt un "naos ". Comme pour la naveta l'orientation est donnée par le site.

H. Salles hypostyles minorquines.

On les rencontre pratiquement que dans le contexte d'un "lieu sacré avec taula". Elles sont adjacentes au lieu principal, souvent à droite, un peu comme nos absides ou absidioles au-dessous du niveau sol, recouvertes de dalles soutenues par des piliers de blocs ou recouvertes de pierres. L'on trouve une construction apparentée à Malte, beaucoup plus grande, beaucoup plus élaborée, c'est l'Hypogée.

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MAGNETISME TERRESTRE

J'ai pratiqué la radiesthésie jusqu'en 1995. Depuis longtemps j'avais été interpellé par ce que nous appelions les radiations telluriques positives ou négatives dues à des failles ou des courants d'eau souterrains. J'ai donc soumis tous les mégalithes à une évaluation radiesthésique en utilisant une unité de mesure dont je sais maintenant qu'elle fausse, l'angstroehm (a°).
Première constatation une des faces était positive, souvent la face taillée, l'autre négative. Pour la plupart des menhirs ces données restaient constantes. Pourtant, plus les mesures radiesthésiques s'accumulaient plus apparaissaient des variations pouvant être d'amplitudes très diverses, suivant les monuments et les lieux. De temps à autre, survenaient des "anomalies". Toutes les données usuelles étaient brouillées. Pourquoi ? Pendant longtemps cette question est restée sans réponse. Puis est venue l'idée que le menhir avait été déplacé ou qu'après être tombé, il n'avait pas été redressé dans sa position originelle. Etaient-ce les seules raisons ? Ces variations étaient-elles dues au mégalithe lui-même ou au terrain d'implantation ? Peu à peu l'importance du terrain devient évident que seules des mesures géomagnétiques exprimées en gauss (G) permettraient de se faire une idée précise de ces problèmes. A ce point, mes compétences s'arrêtent car je ne suis pas connaisseur en géomagnétisme et je ne possède pas d'appareil de mesure.
Il serait très intéressant de pouvoir compter sur la collaboration d'un spécialiste en la matière. En attendant, une recherche sur Internet permet de trouver deux appareils, l'un allemand, l'autre japonais. L'appareil allemand paraît le mieux approprié. Il coûte environ 3600 DEM, (env. 3100 CHF).
Je reste persuadé qu'une étude systématique de ces champs géomagnétiques peut être une source d'informations précieuses et peut-être même nous réserver des surprises.

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ESSAI de datation

Les datations au carbone 14, entreprises à partir des matériaux organiques recueillis au pied des monuments ou aux alentours ne sont pas probantes. Rien ne permet d'affirmer que ces échantillons sont contemporains de la mise en place originelle du monument. Peut-être les résultats les plus anciens sont-ils plus fiables. Il s'est avéré que ces monuments ont été maintes fois réutilisés par des civilisations successives. Tantôt ils ont été transformés en lieu d'inhumation ou d'incinération ou en lieux sacrés voire magiques. Certains menhirs de forme phallique, dans lesquels avaient été excavées des cupules, étaient vénérés comme lieux favorisant la fécondité féminine encore à une époque relativement récente.
Un moyen de datation intéressant pourrait être la dendrochronologie à laquelle l'on pourrait soumettre les rouleaux de bois ayant probablement servi à déplacer les menhirs (mais y a-t-il une chance quelconque de les retrouver, en a-t-on retrouvé ? C'est hautement improbable.)
Me basant sur ma technique radiesthésique empirique j'ai procédé à partir de 1986, à des datations radiesthésiques de presque tous les mégalithes. J'ai eu la surprise d'obtenir des résultats beaucoup plus anciens que ceux généralement admis, entre 18 500 et 6 500 ans avant J.-C alors que Myriam Philibert dans son ouvrage "Le Grand Secret des pierres sacrées", p. 38, date le début du mégalithisme en Bretagne à 4 600 av. J.-C.

Les découvertes successives de restes humains toujours plus anciens démontrent que notre origine est loin d'être un fait acquis immuable. Grâce à la radio-chronologie fondée sur la désintégration de l'uranium en thorium et en utilisant la résonnance spin électronique, on a pu dater deux fragments d'un premier "Homme de Tautavel" à 500 000 ans av. J.-C. Une série de soixante restes ultérieurs dataient de 455 000 av. J.-C.
Tautavel est un village du sud-ouest de la France situé près de Perpignan. A la suite de ces importantes découvertes fut créé un Centre de Recherches préhistoriques dépendant de l'Université de Perpignan. L'on y trouve un remarquable musée parsemé de consoles électroniques à choix multiples. C'est à voir absolument Tél. depuis la Suisse 0033 468 29.47.40.
…..Mais ce n'est pas tout. En Italie, au sud de Rome, à Ceprano on a découvert des restes humains datant de 800 000 av. J.-C. De la même époque datent les découvertes d'Atapuerta, en Espagne, au nord de Burgos. Mais, à ce jour, en Europe les restes humains avec outillage les plus anciens ont été découverts en Géorgie. Ils datent de un million sept cent mille ans av. J.-C. Presque de quoi lancer un coup d'œil à "Lucy" (3 millions 300 000 ans !)
La revue "Archeologia" n° 270, de juillet-août 1991, p. 59, consacre un article à la datation des sanctuaires mégalithiques de Malte. " En dix ans, la civilisation mégalithique de Malte a vieilli de plus de deux millénaires." Jusqu'en 1967 les temples maltais étaient totalement ignorés, en langue française. Les premières datations fixent l'âge de ces sites à 2000-1500 av. J.-C. Les plus récentes, effectuées par l'archéologue italien Emmanuel Anati, en 1988, font remonter ces sites à 4000-3500 ans av. J.-C.

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LA PRECESSION DES EQUINOXES

Ce phénomène va singulièrement compliquer le problème hypothétique de l'orientation des faces taillées mais en même temps il va nous offrir une possibilité d'explication aux variations d'orientation constatées. Au demeurant ce problème existe pour tous les monuments dont la construction ou l'érection remonterait à plusieurs millénaires.
Qu'est-ce que la précession en astronomie ? Dans le "Petit Larousse" de 1999, nous trouvons la définition suivante : mouvement conique très lent qu'effectue l'axe de rotation de la terre autour d'une position moyenne et qui est dû à l'attraction gravitationnelle du soleil et de la lune sur le renflement équatorial de la planète. (Sa période est voisine de 26 000 ans.) Il provoque une petite avance annuelle de l'instant des équinoxes, c'est la précession des équinoxes." Cette petite avance annuelle est de l'ordre de 1/72 de degré, donc 1 degré tous les 72 ans. La révolution totale nous donne 360° multiplié par 72 ce qui donne le total de 25 920 ans, soit approximativement 26 000 ans. C'est ce que Anciens appelaient l'année cosmique de Platon. Ce phénomène a été découvert en 130 av. J.-C. par l'astronome grec Hipparque. Ce mouvement extrêmement lent exprimé en mesure d'angle est d'environ 50, 25 secondes par an. Ce mouvement revient à son point de départ tous les 25 800 ans. Prenons un exemple. Au temps d'Hipparque, le soleil se levait, à l'équinoxe du printemps devant la fin de la constellation du Bélier tandis qu'aujourd'hui le soleil se lève devant la fin de la constellation des Poissons. L'équinoxe s'est déplacé d'environ 29,73 ° en rétrogradant par rapport à la marche annuelle du soleil. En d'autres termes, la précession remonte un signe complet en 2150 ans environ.
Supposons maintenant un mégalithe dressé et orienté plein N au temps d'Hipparque. Si nous mesurons son orientation aujourd'hui nous constatons un angle de 330,27 ° n.-o., soit 29,73 ° à l'ouest.

Notons que les alignements de Carnac (Morbihan) échappent, semble-t-il, à cette règle De plus, la majorité de ces mégalithes sont de roches "tendres", calcaire d'où leur mauvais étatde conservation. Il est vrai que je n'ai pas vérifié toutes les pierres (il en reste trois mille), seulement une dizaine dans les principaux alignements. Je n'ai pu y découvrir aucune cohérence autre que celle des alignements. Peut-être des mesures géomagnétiques pourraient-elles nous en apprendre davantage. Ma conclusion est que les sites de Carnac sont très différents de tous les mégalithes en pierre "dure" et qu'ils ne poursuivaient pas les mêmes buts.

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LA DESTRUCTION DES LIEUX MEGALITHIQUES

Une destruction systématique des lieux mégalithiques a commencé dès le Ve siècle peut-être même plus tôt. Entre le Ve et le VIIIe siècle quatre conciles, un synode et un capitulaire édicté sous le règne de Charlemagne condamnent le culte des pierres. Les archives de la ville du Mans (Sarthe) mentionnent l'histoire d'un menhir enterré à cette époque puis déterré au XVIIe siècle. Il se trouve, actuellement, à droite de la cathédrale de Saint-Julien.


La Bretagne, je le rappelle, n'était pas incluse dans l'empire de Charlemagne. Cependant la lutte contre les lieux restait partout une préoccupation majeure et à défaut de pouvoir détruire tous les menhirs on les enterrait tant en Bretagne qu'en Suisse. Je cite, pour mémoire les 320 menhirs enfouis de Monteneuf dans le Morbihan découverts en 1989 par Yannick Lecerf et explorés trois ans plus tard par divers groupes de jeunes. (Ouest-France, 25 août 1992.)

Autre comportement regrettable, déplacer les menhirs. C'est une hérésie car ils ne sont significatifs que sur leur lieu originel, pour autant qu'ils n'aient pas été déplacés antérieurement. Mais il est vrai que si l'un de ces "cailloux" dérange vraiment, l'on ne va se laisser étouffer par des scrupules insurmontables. Cela fait si longtemps que l'on en a l'habitude.

Par la suite ils ont été vendus aux carriers qui les ont débités en pierres de construction, surtout
au cours du XIXe siècle. Du reste, certains d'entre eux, ayant échappé de justesse à la destruction, portent encore les "morsures" des ciseaux de carriers.
Je crois que l'on peut affirmer, sans grand risque d'erreur, que le 90 % des sites mégalithiques ont été détruits partout en Europe peut-être même de par le monde.

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CONCLUSIONS, IDEES A CREUSER

A. Orientation des menhirs.

L'orientation des menhirs vus de profil, dans le sens nord-sud, semble se dégager des observations faites en Bretagne et en Ecosse. Mais je conviens que l'échantillonnage est restreint. Ces observations sont perturbées par les menhirs tombés ou renversés, peut-être redressés souvent d'une manière erronée. Nous constatons cependant que 82 % des menhirs ont une orientation comprise dans un angle de 120° entre 300° ouest et 60° est, dont 17 % sont plein nord. 19 % sont comprises entre 60° et 120°. Ces constatations ne sont que provisoires et limitées, puisque ne concernant que 100 menhirs.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, les alignements de Carnac ne semblent pas du tout entrer dans ces données, (alignements incurvés). Du reste, il ne s'agit pas de pierres dures, d'où leur très mauvais état de conservation. Les touristes ne sont pas seuls responsables.

B. Variations du champ magnétique autour des menhirs.

Ces variations ne sont pas encore formellement prouvées. Je suis persuadé qu'elles existent. Il reste à procéder à des mesures et à établir si l'on peut en dégager une cohérence quelconque.

C. La précession des équinoxes.

Etant donnés les millénaires qui se sont écoulés depuis l'érection de ces mégalithes, il est incontestable que la précession des équinoxes a une grande importance dans l'évaluation de l'orientation des sites. Si l'on considère cette érection en 2000 av. J.-C, cela représente plus de 55 ° de différence et pour 4000 av. J.-C. (Malte) cela représente plus de 83°. (6000 ans divisés par 72 = 83,33° )

D. Idées à creuser.

1) Il est souhaitable que d'autres chercheurs soumettent les menhirs qu'ils découvrent aux critères de description définis plus haut (voir le chapitre "Rencontre") ou à tout autre schéma description normalisé. Peut-être sera-t-il possible de dégager une image cohérente aussi bien en Europe, en Afrique qu'en Asie. La comparaison des résultats peut nous fournir d'autres données intéressantes pas encore mises en évidence.

2) Nous sommes en train de créer un centre de documentation, sur "Access", pour gérer nos informations et toutes celles que nous pourrions recevoir.A. Orientation des menhirs.

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BIBLIOGRAPHIE

  1. "AINSI par la pierre passe l'esprit". Originales études mégalithiques. (In :) Atlantis 71 (1997) n° 388, 197 p.
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  3. BAR, Henry. Les pierres sacrées, dolmens et menhirs. Rennes, France-Ouest, 1977, 32 p.
  4. BURL, Aubrey. Megalithic Brittany : a guide to over 350 ancient sites and monuments. London, Thames and Hudson, 1985.
  5. La liste suivante des ouvrages d'Aubrey Burl est tirée de "Book Data World Edition-CD".
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    " The stone circles of Britain, Ireland and Brittany. Yale UP, 2000.
  7. La DATATION en laboratoire. J. Evin, G.-N. Lambert, L. Langouët, Ph. Lanos, Ch. Oberlin. Paris, Ed. Errance, 1998, 192 p.
  8. DERUELLE, Jean. De la préhistoire à l'Atlantide des mégalithes. Les leçons du radiocarbone. Paris, France-Empire, 1990, 317 p.
  9. DIOT, Charles. Les sourciers et les monuments mégalithiques. Bourg, chez l'auteur, 1935, 122 p.
  10. L'ENIGME des mégalithes. (In :) L'archéologie du mystère, p. 1-29. Paris, Editions Atlas, 1983.
  11. ENIGMES de l'âge de pierre. (In :) Mystères de l'archéologie 1 (2000) no 4.
  12. GIOT, P.R. Menhirs et dolmens. Monuments mégalithiques de Bretagne. 29150 Châteaulin, Ed. Jos. Le Doaré, 1988, 36 p.
  13. INVENTAIRE des mégalithes de la France. 1963 - (7 vol. parus, auteurs et lieux divers.)
  14. LE ROUX, Charles-Tanguy. Gavrinis et les îles du Morbihan. Les mégalithes du golfe. (Paris), Ministère de la Culture, 1985, 97 p. (Guides archéologiques de la France).
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  16. Le SCOUEZEC, Gwenc'hlan. Le guide de la Bretagne. 29190 Braspart, Beltan, 1989, 637 p.
  17. LODY, Jean (photographe). Exposition mégalithique (en Centre Bretagne). Roestrenen, chez l'auteur, s.d. (vers 1985), 9 p. n.n. (91 petites photos de mégalithes, dont 71 de menhirs).
  18. MARCHAT, Anne, Le Brozec, Michelle. Les mégalithes de l'arrondissement de Lannion. Université de Rennes I, (1991), 102 p., (Destructions p. 5, 15), bibliogr. p. 101-102.
    (Patrimoine archéologique de Bretagne).
  19. MEGALITHES de la Haute Bretagne. Les monuments de la forêt de Brocéliande et du Ploërmelais : structure, mobilier et environnement / sous la dir. de Jacques Briard. Paris, Ed. de la Maison des sciences de l'homme, 1989, 162 p., bibliogr. p. 127-128.
    (Documents d'archéologie française, 23).
  20. MOHEN, Jean-Pierre. Le monde des mégalithes. (Paris), Casterman, 1989, 320 p., bibliogr., glossaire, index des sites.
  21. PHILIBERT, Myriam. Le grand secret des pierres sacrées. Monaco, Ed. du Rocher, 1992, 275 p., bibliogr., glossaire, index.

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- Dernière mise à jour : 14 juillet 2004